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L'âge de raison

Publié le par Nin@

L'âge de raison
 
c'est le prochain film que je vais aller voir,
parce que :  1) j'aime... j'adore♥ Sophie Marceau,
et 2) parce que le thème me plaît beaucoup :
 
"Chère moi-même, aujourd'hui j'ai 7 ans et je t'écris cette lettre pour t'aider à te souvenir des promesses que je fais à l'âge de raison et aussi te rappeler ce que je veux devenir..."
Ainsi commence la lettre que Margaret, femme d'affaires accomplie, reçoit le jour de ses 40 ans.
 
L'âge de raison, temps béni de la grande enfance

Entre 6 et 10 ans, l'enfant oscille entre les besoins du petit qu'il n’est plus et ceux du grand qu'il n’est pas encore. Une période pleine de richesses !

 
N’est-il pas déjà doué de raison et de pensée, ce bout de chou qui, quelques heures après sa naissance, distingue les visages penchés sur lui et qui surtout, entre tous, reconnaît celui de sa mère ? N’est-il pas déjà « un grand », lorsque vers 6 mois il comprend que les meubles et les animaux qui l’entourent appartiennent à deux catégories distinctes ? 

Pour les chercheurs qui procèdent à l’observation de ces expériences et de bien d’autres sur le développement humain, c’est clair, l’enfant n’attend pas de souffler sa septième bougie pour penser et développer sa compréhension du monde.

Est-ce à dire que la symbolique de l’âge de raison, traditionnellement associée à la septième année et à l’entrée à la grande école, est appelée à disparaître des esprits ? À surfer sur les sites «Enfance», il n’en est rien.

Ainsi peut-on lire de nombreux messages, tel celui de cette maman : «Ma petite Loa va avoir 7 ans dans quinze jours. Un anniversaire à ne pas manquer ! Je cherche une idée de cadeau original qui marque le coup pour ce jour pas comme les autres.» Les enfants eux-mêmes connaissent la chanson, comme Robin à qui on demandait son âge et qui a répondu les yeux pleins de fierté et un brin de malice : « J’ai l’âge de raison… tu dois savoir que c’est 7 ans, non ? »

Comme le signalait déjà la première édition du dictionnaire de l’Académie, l’enfant qui atteint 7-8 ans franchit donc un seuil du côté de la pensée raisonnante. Comme hier, et en tout point de la planète, les parents peuvent donc continuer à dire à leur enfant le jour de ses 7 ans : «Maintenant, tu es un grand.»

Et ils ont la main heureuse, ceux qui offrent à cette occasion un cadeau symbolisant le passage dans la cour des grands. En témoigne Françoise Pierre : « C’est à 7 ans, dit-elle, que j’ai eu ma première montre. Je me souviens encore du plaisir que j’ai eu alors à apprendre à lire l’heure, à compter les minutes, les secondes… Du coup, c’est devenu le cadeau rituel des 7 ans de mes enfants. » Et de maugréer contre « ces montres gadgets à affichage numérique qui ne permettent pas aux enfants d’entrer dans l’intelligence du temps qui passe ».

Il prend le chemin de l'autonomie


Pour autant, faut-il penser que les capacités intellectuelles de l’enfant de 7 ans justifient à elles seules qu’on lui attribue le statut de grand ? Non. «En fait, contrairement à ce que l’on croit habituellement, il se passe beaucoup de choses dans tous les domaines, entre 7 ans et la puberté», note Béatrice Copper-Royer, psychologue clinicienne et auteur de Vos enfants ne sont pas des grandes personnes (1).

« On nomme cette période, poursuit-elle, la période de latence, pour signifier que les pulsions sexuelles qui sont sur le devant de la scène pendant la petite enfance et à la puberté sont en coulisses. Mais on oublie tous les autres changements et richesses de la grande enfance. C’est pourtant un temps béni à bien des points de vue. »

Quels sont donc les changements qui s’opèrent à l’heure où l’enfant a fini par admettre qu’il n’épousera pas son papa ou sa maman ? Pour Harry Ifergan, psychologue, psychanalyste et auteur de 6-12 ans, l’âge incertain, le plus grand bouleversement concernerait la perception nouvelle que l’enfant a de son parent et la nécessité de se situer autrement vis-à-vis de lui. Une petite révolution qu’il situe très précisément aux alentours de la huitième année.

« En effet, jusque-là, rappelle-t-il, l’enfant vit au travers du désir de ses parents. Vers 8 ans, ses nouveaux investissements sociaux, le plaisir de ses apprentissages scolaires aidant, il a intégré qu’il n’est plus “un bébé” et veut prendre le chemin de l’autonomie en pensant en son propre nom.»
Mais voilà, dans le même temps, l’enfant réalise qu’il n’est rien sans ses parents.

« Il lui faut donc signer une sorte de contrat d’alliance avec eux, valable jusqu’à l’adolescence, explique Harry Ifergan. Ce contrat, poursuit-il, pourrait se traduire ainsi : “C’est avec vous, avec toi, mon père, avec toi, ma mère, que je veux apprendre à vivre.” » Pour ce psychologue qui reçoit beaucoup de patients de cet âge, cette nouvelle posture ne s’impose pas du jour au lendemain à l’enfant et est source d’une certaine angoisse qui expliquerait un bon nombre des troubles du comportement et des difficultés d’apprentissage qui se manifestent à cet âge.

De leur côté, les parents ont aussi leur petite révolution à faire. Le « maintenant tu es grand » qu’ils adressent à celui qui perd ses dents de lait est le contrepoint du « fini, le temps du bébé ». Un adieu parfois difficile. « Le jour où j’ai conduit pour la première fois mon fils à la grande école, j’étais à la fois fière et affreusement triste », avoue Christine Lemettre, en ajoutant : « Je sentais bien que, dès lors, je perdais la maîtrise de beaucoup de choses. » En effet, en investissant de nouveaux lieux de vie, l’enfant de 7 ans découvre d’autres manières d’agir et de penser qu’il compare à ce qu’il a connu jusqu’à présent.

Le plaisir de se retrouver avec ses copains


Les relations entre pairs changent, elles aussi. Et la grande nouveauté est le plaisir que prennent les garçons et les filles à se retrouver entre eux. Les amours enfantines, projection des intrigues œdipiennes, s’éloignent. En témoigne Sylvie Parricot, qui a quinze ans de direction d’école à son actif : « Partout, j’ai observé le même phénomène. Il suffit de regarder ce qui se passe dans la cour de récréation et de voir les groupes se former, les filles d’un côté et les garçons de l’autre. »

Tous les spécialistes de l’enfance s’accordent pour dire que la grande enfance est un temps important qui permet à l’enfant de se conforter dans son identité sexuelle. Certains s’inquiètent même à l’idée que ce besoin ne soit pas toujours assez respecté.

C’est le cas de Gérard Poulain, psychologue scolaire, qui avertit les parents : « Dans notre société marquée par la confusion des genres et l’hypersexualisation, dit-il, les parents doivent veiller à ce que leur enfant, de 7 à 11-12 ans, passe suffisamment de temps avec des copains du même sexe. La mode des Lolita est une invention marketing qui n’a aucun sens et est nocive pour la construction des petites filles. »

L’entrée dans l’âge de raison marque aussi le début de l’éveil de la conscience morale et de l’apprentissage de la responsabilité. « Découvrir que l’on pense par soi-même, c’est aussi découvrir que l’on peut décider de faire le bien ou le mal, que l’on peut faire des efforts, respecter ou transgresser des règles et que l’on peut s’appuyer sur des socles forts, tels que la confiance en l’autre, l’amour, etc. », rappelle Chantal Larmet, psychologue. Et celle qui est aussi catéchiste d’ajouter avec conviction : « La grande enfance est une période merveilleuse pour initier les enfants aux valeurs morales et spirituelles »
(Texte d'Agnès AUSCHITZKA)
 
 
 
"Il est important d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue quand on les poursuit" Oscar Wilde
 
L'âge de raison

Commenter cet article

pulpeuse 18/08/2010 07:01



tres tres belle photo


bravo



Maître Po, devin 07/08/2010 09:23



Sophie Marceau, on ne voit plus qu'elle ;-Þ


Ne te retourne pas est un film curieux qui m'a mis mal à l'aise et j'ai trouvé LOL un peu léger.


Pas encore vu L'Âge de Raison mais il est vrai que l'idée de cette correspondance extratemporelle est alléchante ;-)