Le billet de Philippe Bouvard
Mobilité de l’emploi
Les transferts, qui se multiplient dans l’audiovisuel, attestent que les animateurs de télévision ont compris que la mobilité de l’emploi était indispensable à la régulation du marché du travail. En revanche, on peut regretter qu’à l’exception de François Bayrou, girouette tournant au seul vent de ses ambitions personnelles, les hommes politiques changent si rarement de parti. On imagine le souffle de vent frais si Sarkozy passait durant quelques mois de l’UMP au PS, si François Hollande ralliait l’UDF, si Fabius allait voir ce qui se passe au PC autrement que pour La Fête de l’Huma et si Chirac, au crépuscule de son règne, rejoignait enfin les radicaux de son parti naturel. Au lieu de quoi, les tribuns de tous bords s’accrochent à leur formage idéologique comme les moules aux rochers (air connu)...(paru dans Var-matin 25.05.06)