Sauf à considérer que chaque époque a La Joconde qu’elle mérite et que l’assassinat fait partie des beaux-arts, on ne comprend pas qu’à la cimaise du Grand Palais parisien, restauré au frais des contribuables et à l’occasion d’une expositon parrainée par le ministère de la Culture, on ait accroché un portrait géant (quatre mètres sur trois !) du sinistre Emile Louis. Moins connu pour ses performances au volant que pour la disparition des jeunes handicapées qu’il était chargé de transporter à bord de son autocar, l’odieux criminel était absent du vernissage, à la fois excusé par l’administration pénitentiaire qui l’héberge et empêché par la préparation d’un livre de mémoires que, dans la foulée, on présentera sans doute à la Bibliothèque nationale. Le peintre chinois qui a prêté son pinceau au scandale tente de se justifier en prétendant qu’il s’agit « d’une interrogation adressée au spectateur ». La réponse est nette : « Décrochez au plus vite cette horreur ! ».(Var-matin 27.05.06)
Il est bien dommage que notre société fasse "feu de tout bois" et qu'on parvienne à "stariser" des hommes dans tous les domaines, y compris celui du plus odieux des crimes. Gros bisou et bon week-end.