Les « phares de jour » auront surtout éclairé les hésitations de ceux qu’on nomme par antiphrase des autorités. Dans un premier temps, un obscur fonctionnaire imagine que la circulation serait peut-être moins dangereuse si les automobilistes n’attendaient pas la nuit pour allumer leurs feux de croisement. Dans un deuxième temps, les motards qui recouraient déjà à ce stratagème protestent véhémentement. Dans un troisième temps, on reconnaît que la mesure n’a profité à personne et qu’elle a sans doute augmenté la pollution. Or, au lieu de l’oublier, on prolonge son expérimentation. Mais sans la rendre obligatoire. Aussi flou que le travail solidaire du Lundi de Pentecôte dont personne n’est capable de dire s’il s’agit d’une promesse d’avenir ou d’une erreur du passé.