Réjouissons-nous. Il n’y aura bientôt plus de clivage entre la droite, dont Ségolène Royal est devenue la candidate la plus « réac », et la gauche, où il convient, paraît-il, de situer idéologiquement Jacques Chirac. Deux grandes formations prendront la relève et se disputeront nos suffrages pour la présidentielle : le parti des ours et le parti des moutons. Les premiers professent que l’homme ne doit pas toucher aux traditionnels équilibres de la nature. Les seconds soutiennent que le destin des moutons n’est pas d’être dévorés par des ours mais de se laisser manger par les hommes. On suppose que la campagne électorale se déplacera des chapiteaux vers les zoos, encadrés militairement. Et qu’on opposera à la confiture dont raffolent les plantigrades la déconfiture des bipèdes lorsqu’ils se trompent d’enjeu de société…(Var-matin 07.06.06)