La trace celte
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C’est celle qui se faufile
Entre les arbres dans la forêt,
Qui trace le long fil
D’antan à nos jours, discret.
C’est ce chemin encore frais
Sur la terre qui se souvient
Des danses qui ne meurent jamais
Indélébiles souvenirs en son sein.
Les feux de joies, les hymnes de pierre
Les secrets dans la bible,
Qui se faufile comme le lierre
Entre les saintes phrases, tangible,
Pour l’œil qui regarde bien.
C’est le vol d’un oiseau
Le chant du vent qui caresse l’eau,
C’est le baiser des astres qui se croisent au matin.
Ce sont les arbres qui causent en silence,
Ce sont les fées en fausse absence.
C’est la conscience tapie,
Qui encore au fond de chacun vit.
Un mystère jailli du fond des âges
Du fond des cœur sages.
Elle n’a pas disparu,
Simplement, elle est plus menue.
La trace celte, elle coule dans mes veines
Et parfois dans mes larmes de peine,
Quand on ne se souvient pas
Quand on parle tout bas, à chacun de mes pas.
C’est cette étincelle au fond de mes yeux
C’est le crépitement du feu,
Qui brûle en moi, tel un héritage,
Bien plus puissant et présent qu’un mirage.
C’est une magie qui s’est tue
Mais elle est revenue…
Elle n’est jamais partie,
Toujours je sens son esprit…
