On a essayé "On a tout essayé"
| Laurent Ruquier et son équipe de chroniqueurs sont tous les soirs sur France 2 dans "On a tout essayé". Mais pour une fois L’Internaute a décidé d’inverser les rôles et d'assister à un enregistrement… Retour sur les coulisses de l’émission. (source Linternaute.com) |
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| Laurent Ruquier et Elsa Fayer © France 2 / Tout sur l'écran |
Qui dit émission quotidienne, dit mécanique bien huilée. Donc si vous souhaitez y participer, pensez à réserver. D'autant plus que les places sont rares dans le studio. Les émissions sont enregistrées au jour le jour (sauf celle du samedi), ce qui permet au public de se voir à l'antenne le soir même de l'enregistrement ! Le tournage dure plus de deux heures( de midi à quatorze heure), pour au final une émission de quarante minutes. Malgré un rendez-vous fixé à 11h20 au Moulin Rouge, les caméras ne seront lancées qu'à 12h30.
Des chroniqueurs oui, mais lesquels ? La composition des équipes est souvent aléatoire. Ce jour-là sont présents Stéphane Pocrain, Elsa Fayer, Annie Lemoine, Sophie Garel, Jean-Bernard Hebey et Steevy Boulay. En revanche, pas de happening de Florence Foresti prévu aujourd'hui. Dommage, nous n'aurons pas le plaisir de rencontrer la ministre Dominique Pipeau. Mais on nous rassure, Jérôme Bonaldi vient présenter la plus petite machine à laver. Et comme chacun sait, ses démonstrations sont toujours l'occasion de constater que tout ce qui est nouveau, ne marche pas dans ses mains.
Le grand sprint du bon mot
Laurent Ruquier vaque entre son émission de radio, l'écriture de spectacles, ses autres émissions de télé, etc. Pas de temps à perdre, l'agenda de ce "busy-ness" man ne le permet pas. Et c'est tant mieux pour le public. C'est donc parti pour deux heures d'enregistrement dans un décor et une atmosphère musicale très kitsch, mais sympathiques (migraineux s'abstenir).
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| Entrée du plateau de "On a tout essayé" © France 2 / Tout sur l'écran |
Pas de pauses champagne entre les différentes séquences de l'émission, contrairement à d'autres (y compris de la même production). A peine une pause pour une demi-cigarette. C'est surtout l'heure pour Laurent Ruquier des rappels à l'ordre : "Parlez plus fort les amis", "Vous êtes mous, on se croirait au café ! Je vous rappelle que c'est une émission de télé et que les téléspectateurs ne doivent pas s'ennuyer". Tous les chroniqueurs se le tiennent pour dit… Une gorgée d'eau et c'est reparti. Chaque séquence doit être close par une vanne ou un jeu de mot. En bon chef de bande, Ruquier ne transige pas. On ne s'arrête que lorsque c'est dans la boite. Et comme on est jamais mieux servi que par soi-même, c'est souvent lui qui signe ces chutes.
Enchaînement dans la joie et la bonne humeur
La première séquence tournée est celle des photos ou des dessins du jour. Si le prompteur est nécessaire à leur lancement, l'improvisation est de mise pour les réactions des chroniqueurs… Attention aux débordements !
Se suivent ensuite les trois invités. Parmi eux des stars et des inconnus liés à l'actualité. Au programme ce jour-là : l'écrivain et chercheur Erik Orsenna, toujours aussi sympathique, même quand il nous parle du coton ; Fabrice Leblat, l'émouvant papa gagnant du concours Lépine 2006 de la Foire de Paris et sa machine à parler ; et le chanteur Nicolas Peyrac, qui fait un retour qui lui ressemble : naturel et discret. L'occasion pour la joyeuse bande de chanter faux et fort les tubes de l'artiste. La promo de son album est aussi l'occasion pour Bernard Hebey de dire tout le mal qu'il pense de trois autres albums sortis cette semaine.
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Puis vient la chronique du jour et enfin le kikavuki - kikavukoi.
Ce jeu qui clôt l'émission est un grand défouloir : tous les chroniqueurs crient des réponses parfois absurdes, se lèvent, se menacent gentiment… Mais attention, interdit au public de souffler, les règles sont strictes. Ce jour-là, Steevie a quand même essayé de nous tirer les vers du nez. Pas de chance, ses oreilles lui ont fait faux-bond et il a bredouillé une réponse digne des plus grands téléphones arabes. Petit rappel à l'ordre "On ne souffle pas dans le public !" Le ton est ferme. Et 500 points pour Stéphane Pocrain.
Et ça fait plus de cinq ans que ça dure !


