A la Bourse aussi, c’est la saison des amours. Des séducteurs professionnels, appelés raiders, rôdent à la nuit tombée et lorgnent les groupes dodus et les jeunes sociétés naïves. Des propositions fusent, présentées le plus souvent comme « amicales » alors qu’elles ne visent qu’à s’introduire par effraction dans le lit d’autrui. Si le coup de foudre est toujours soudain, les fiançailles s’éternisent lorsque la courtisée refuse les premières avances et que le don Juan doit insister en promettant force cadeaux. Le jour du mariage la famille des petits actionnaires n’est pas toujours à la noce. A la fin de la lune de miel, le nouveau couple s’entend déjà moins bien. La proie reproche à son prédateur de lutiner des filiales, de flirter avec des conseils d’administration et de se mêler à des partouzes industrielles. Qu’attend le gendarme des marchés pour dresser un constat d’incitation à la débauche ?