Je pose ces questions après avoir pris connaissance de la liste complète des villégiatures ministérielles d’été : qui est-ce qui garde la boutique France pendant la fermeture annuelle ? Est-ce qu’en cas de coup dur, toutes nos Excellences pourraient regagner la capitale en moins de deux heures comme on le leur a ordonné ? Enfin, leur fâcheuse habitude de mettre tous ensemble la clé sous le portefeuille au mois d’août ne sonne-t-elle pas définitivement le glas de l’étalement des vacances souhaité depuis trois décennies par les gouvernements successifs ? Sans doute notre allergie aux réformes s’explique-t-elle par notre côté conservateur : alors qu’Israël maintient en vie son ancien Premier ministre depuis sept mois, cela fait quatre ans que nous tenons notre Jospin au frais…