On évoque beaucoup ces temps-ci le « syndrome de Stockholm » à propos de l’attachement manifesté à l’égard de son ravisseur par une jeune Autrichienne séquestrée durant huit ans. En revanche, on ne parle jamais du « syndrome de Bercy » dont sont atteints, à chaque scrutin, des citoyens rançonnés depuis un demi-siècle. Car, nous sommes prêts à accorder nos suffrages à des politiciens de droite ou de gauche dont le principal travail consiste à s’emparer des fruits du nôtre et qui ne cessent d’inventer de nouveaux sigles vide-poches comme la TVA, la CSG, la RDS, l’IRPP, l’ISF, la TP, l’IS, la TH et j’en passe. Or, non seulement nous ne protestons plus mais encore nous en redemandons ! Au point que, désormais, aucun tribun ne se donne la peine de faire campagne en promettant des baisses d’impôts…