Trente secondes du comportement de Lionel Jospin feront sans doute débat jusqu’à ce qu’un autre cacique éternue : le retraité de l’Ile de Ré a-t-il vraiment pleuré l’autre jour à La Rochelle ? Et, dans l’affirmative, les autres candidatures du Parti Socialiste sont-elles solubles dans les larmes d’un doyen d’ambition ? Jospin s’est-il attendri sur la France ou sur lui-même ? Son gros chagrin est-il lié à l’échec passé ou à l’impasse présente ? La repentance constitue-t-elle un argument électoral ? Un homme d’Etat a-t-il le droit d’exprimer ses états d’âme de façon lacrymale comme un comédien ? Une extrême émotivité est-elle compatible avec la charge de la magistrature suprême ? Une certitude en tout cas : les relations des différents présidentiables entre eux sont à pleurer…