Plein la vue !
Le billet de Ph. Bouvard
Date de parution : Mardi 5 septembre 2006 - Var-Matin
Le projet de filmer les gardes à vue s’inscrit à la fois dans la défense des libertés et dans la civilisation de l’image. Au-delà des réserves motivées par l’inexpérience cinématographique de certains policiers, par l’absence de dialoguistes professionnels et par une tendance de la Justice à ne pas toujours rechercher le meilleur profil des justiciables se pose la question du financement des prises de vue.Même si les acteurs ne sont pas rétribués, si le maquillage est supprimé et si le montage se trouve réduit à sa plus simple expression, l’affaire coûtera 50 millions d’euros. Une idée : pourquoi ne pas revendre les 30 000 vidéos réalisées annuellement aux chaînes de télévision dont les crimes, délits et interrogatoires constituent les principales mamelles de la programmation ? On y croirait peut-être encore plus…