L'usine à gaz
A force de raffiner sur les précautions destinées à décourager les fantaisistes et à éloigner les épouvantails, la présidentielle est devenue une usine à gaz dont tous les apprentis sorciers rêvent de tripoter le compteur et dont les tuyaux ne laissent presque plus rien passer. Au point que les parrains indispensables au grand baptêmerépublicain n’osent plus se manifester, que 30 % des électeurs ne sont pas certains d’être représentés et que les 48 % d’indécis se voient toujours refuser les bulletins blancs, seuls capables d’exprimer un lucide désarroi. L’avenir est cependant moins imprévisible que le laissent augurer les sondages. Car, quelque nom qui sorte des urnes, on devine que, durant les semaines qui suivront, les promesses non tenues par les vaincus écartés ou par un vainqueur trop généreux se ramasseront à la pelle dans les allées du pouvoir.
billet d'humeur de Ph Bouvard var-matin d'aujourd'hui
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