Le neuf à la coque
On marchait déjà sur des œufs. Voici que, sur leurs coquilles, on va imprimer des messages publicitaires. Normal. Toutes les surfaces susceptibles d’attirer le regard de la ménagère de moins de cent ans sont bonnes à prendre. Et, dans ce domaine, nous n’en sommes qu’aux balbutiements. Le premier mercenaire de la communication tarifée qui persuadera les annonceurs d’utiliser le pelage des animaux domestiques pour vanter une croquette ou de dessiner leurs logos sur les pelouses des jardins publics aura bien mérité de notre société de surconsommation. La peau humaine offre également – surtout l’été – des débouchés providentiels pour peu qu’on déniche une adéquation entre la zone corporelle et la spécificité du produit. J’attends qu’un fabricant d’aliments lactés ait l’idée d’affermer cet été sur nos plages les poitrines dénudées...
Billet d'humeur de Ph Bouvard - var matin d'aujourd'hui
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