Maladie, mal à dire ? (5)
Je fais ensuite la visite de ma cellule plombée… ce n’est pas à proprement parler un endroit très agréable, les peintures étant de couleur grise et la vue de la fenêtre donnait sur les autres bâtiments hospitaliers de la Timone, D’autres avaient plus de chance car elles étaient de l’autre côté du couloir qui donnait sur l’avenue. Mon amour avait du mal à cacher sa peine, moi j’étais triste aussi mais je me raccrochais au fait que je n’avais qu’une semaine à passer ici.
Nous avons eu droit ensuite à notre gellule radioactive (peu dosée) car c’était pour passer une scintigraphie. On avait encore le droit de circuler librement dans le service et on en profitait pour discuter entre malades, chacun racontait son histoire en attendant de partir avec l’infirmière. Ce fut enfin mon tour de passer la scinti et je fus très étonnée car l’appareil faisait le corps dans son entier, de la tête aux pieds ! On m’expliqua alors que les cellules thyroïdiennes étaient disséminées dans tout le corps et qu’ils étaient obligés de tout vérifier. Ca dure un bon moment car la plaque qui passe au dessus du corps avance très lentement et s'arrête souvent.
Ensuite ce fut le moment difficile des au revoirs avec la famille, mon amour me promit de m’appeler au téléphone, seul lien avec l’extérieur. J’eus ensuite la visite de l’endocrinologue du service qui me dit que la scintigraphie révélait des cellules thyroïdiennes et qu’il fallait traiter. Certaines anciens malades avaient la chance de pouvoir partir le jour suivant, elles étaient juste venues faire un contrôle.
Mon traitement radioactif commençait le lendemain matin et s’étalait sur trois journées, la doctoresse m’expliqua que j’allais me sentir fatiguée, que je devais me reposer au maximum et surtout interdiction de sortir de la cellule, sauf pour prendre une douche.
De toute façon, vu le manque d’hormones, j’étais devenue un légume alors un peu plus ou un peu moins…
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