Heures sup
Lorsqu’il était numéro 2 du Pentagone américain, M. Paul Wolfowitz s’était taillé la réputation d’un homme sans cœur. Promu président de la banque mondiale, il essaie de renverser la vapeur en augmentant généreusement le salaire d’une collaboratrice. Or, les critiques redoublent. A entendre les méchantes langues, M. Wolfowitz aurait surtout rémunéré les heures supplémentaires que la jeune femme effectuait de nuit auprès de lui lorsque d’urgents dossiers requéraient sa présence dans une chambre où, allongé, ce bourreau de travail réfléchissait à la misère du monde. On peut sourire mais il serait mal venu d’incriminer l’un des rares banquiers ayant le courage d’ouvrir son guichet jusqu’à l’aube et d’établir avec son personnel une relation de proximité, ciment de tout dialogue social.
Billet d'humeur de Ph Bouvard d'aujourd'hui
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