J’ai souffert hier pour Jacques Chirac, contraint de devoir abandonner la plage de Brégançon (avait-il peur que le bruit de la mer couvre ses propos ?) pour s’enfermer avec trois ministres dans la préfecture de Toulon afin de réaffirmer une stratégie internationale dont personne ne semble vouloir. Pourquoi, à l’exemple des chaînes de télévision qui dénichent l’été des remplaçants si épatants pour célébrer les grand-messes de l’info, la République ne mettrait-elle pas des « jokers » dans son jeu ? Ils assureraient les permanences à l’Elysée, à Matignon et dans les ministères durant les vacances (toujours bien méritées) des princes qui nous gouvernent ordinairement. Plus jeunes, plus vifs, plus agréables à regarder, les suppléants ne feraient pas moins de belles promesses que les titulaires mais, comme ils ont tendance à parler plus vite, nous ne perdrions plus autant de temps à les écouter.